Vers un « passe sanitaire » pour sauver le tourisme?

Ce mercredi 17 mars, la Commission européenne a présenté son projet de « passe numérique européen ». Ce document né d’une demande des 27 États-membres, a pour but de faciliter la libre circulation en cette période de crise sanitaire.

Cette proposition de « passe sanitaire européen » aurait pour but de faciliter la circulation des personnes au sein de l’espace Shengen. En effet ce passe n’aurait pas pour but de restreindre la circulation, mais de permettre une circulation plus sûre. Ainsi, le passage des frontières ne serait pas interdit aux personnes non vaccinées, mais le passe éviterait aux personnes vaccinées certaines contraintes sanitaires comme une période de quarantaine. « Nous voulons aider les États-membres à rétablir la liberté de circulation d’une façon sûre, responsable et digne de confiance » a ainsi déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Un projet qui divise

Alors que les campagnes de vaccination ont du mal à décoller dans certains pays, moins de 4% de la population européenne a reçu les deux doses de vaccination, les pays les plus dépendants du secteur du tourisme se réjouissent de ce projet. Le secteur de l’aviation a aussi salué cette initiative qui faciliterait son activité. Malgré cela certains États ne voient pas ce « passe sanitaire » d’un bon oeil. En effet, ce passe peut aussi être vu comme une contrainte à la libre circulation des personnes dans l’espace Shenghen.

Un passe aussi à l’échelle des États

Si la Commission européenne affirme que ce passe n’a pas pour but de discriminer les personnes qui ne sont pas vaccinées, certains doutes persistent. Le passe prévoit que les États qui discrimineraient sur la base de ce passe devraient en répondre auprès de la Commission.

Seulement d’un autre coté, la Commission assure que ce passe pourrait servir à d’autres projets à l’échelle des États. En effet, les États pourraient conditionner l’entrée dans des évènements et autres loisirs à la présentation de ce passe. On peut donc se demander si cette initiative de la Commission européenne pourrait avoir des répercussions à l’échelle nationale et même locale. Une question de taille quand on sait que les Français se tourneraient de plus en plus vers un
tourisme plus local.