La Manche, une barrière contre le variant Indien, … et le tourisme

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Depuis ce lundi, les voyageurs britanniques doivent se plier à une quarantaine de 7 jours et à une présentation d’un test PCR de moins de 48 heures. Ces obligations, dues à l’apparition d’un variant Indien, semblent avoir un sérieux impact sur le secteur du tourisme. 

Avec l’apparition d’un variant Indien du Covid outre-manche, le gouvernement avait pris la décision d’imposer une quarantaine ainsi que la présentation d’un test PCR négatif de moins de 48 heures aux voyageurs venus du Royaume-Uni. Cette décision est entrée en application ce lundi. Son principal intérêt est sanitaire, mais il représente aussi une menace pour le secteur du tourisme. Menace d’autant plus importante que les voyageurs britanniques représentaient la clientèle la plus importante du secteur en 2018. 

La Côte d’Opale est particulièrement touchée par cette décision. En effet, le littoral picard, faisant face aux côtes britanniques, misait sur cette clientèle pour relancer son secteur du tourisme à l’approche de la saison estivale. 

Un manque à gagner déjà perceptible 

Alors que les hôteliers et les restaurateurs étaient dans l’attente d’une reprise après une année noire due à la crise sanitaire, ces nouvelles restrictions ont refroidi une partie du secteur. « On s’attendait pas à ça, nous étions confiants » a ainsi déclaré Hervé Lefevbre, président de l’UMIH dans le Calaisis à nos confrères de BFM Grand Littoral. Pour Hervé Lefevbre, même si la clientèle britannique représente 20 % de la clientèle, il espère que la clientèle française compensera le manque à gagner. 

Contactés par la rédaction, certains hôteliers n’ont pas hésité à exprimer leur déception. Ainsi, un hôtelier du Touquet nous a confié que « ces décisions étaient un grand dommage, d’autant plus que l’activité a repris depuis à peine 15 jours. » Cependant, les hôteliers que nous avons contactés restent dans leur grande majorité confiants et espèrent un retour rapide de la clientèle britannique.