Élections en Ile-de-France : région sinistrée et décroissance

 Lors d’un débat organisé par BFMTV ce mercredi à l’occasion du deuxième tour des élections régionales en Ile-de-France, les candidats ont fait leurs propositions pour l’avenir du tourisme en IDF. Un débat sur l’avenir du tourisme totalement éclipsé par les tensions. 

Julien Bayou, Valerie Pécresse, au débat organisé par BFMTV à l'occasion du second tour des élections régionales
Julien Bayou, candidat de l’union des gauches, Valerie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et candidate à sa réélection

Ce mercredi 23 juin, nos confrères de BFMTV avaient réuni les cinq candidats admis au second tour des élections régionales en Ile-de-France pour un débat. À cette occasion, les candidats ont été invités à donner leur vison sur la relance économique en IDF. Au cœur de cette relance, le tourisme. En effet, avec la crise sanitaire, la région parisienne a vu le chiffre d’affaire de ses activités touristiques baisser de 15,5 milliards d’euros et la fréquentation touristique internationale reculer de 77,5 %.

Valerie Pecresse, le sauvetage par la culture 

« Cet été pour le tourisme, nous allons nous mobiliser avec une opération l’été culturel », c’est la solution estivale de Valerie Pécresse pour le tourisme francilien. Lors de son intervention concernant la relance touristique, Valérie Pécresse, l’actuelle présidente de la région Ile-de-France, a annoncé vouloir relancer le tourisme grâce à 3 000 événements culturels. Ces 3 000 événements culturels seraient, selon la candidate à sa propre réélection, financés par le conseil régional d’Ile-de-france.

Au-delà de l’attractivité induite par ces événements culturels, V. Pécresse souhaiterait faire de l’Ile-de-France une région classée « sinistrée ». Cette classification permettrait d’accorder des avantages financiers aux entreprises, petites ou grandes, ayant souffert de la crise sanitaire.

« Sauver une saison touristique qui va être très dure, » la leader de la droite francilienne affirme ainsi que la prochaine période estivale ne marquerait pas forcément le début d’une relance du tourisme en IDF. Selon elle, les Français seraient plus prompts à passer leurs vacances à la campagne, ce qui serait compréhensible après une crise sanitaire marquée par les différents confinements

Julien Bayou, un projet vraiment décroissant ? 

« M. Bayou, plaide pour la décroissance et c’est son droit » reproche V. Pécresse à son concurrent. La décroissance, c’est bien sur ce concept que V. Pécresse a axé les piques qu’elle a envoyé au candidat Bayou. Des piques lourdes de sens et de ton, quand on sait que V. Pécresse les a utilisées d’entrée au sujet du tourisme. 

Mais la matière, Julien Bayou, candidat à la tête d’une liste unissant EELV, les socialistes et les Insoumis, a-t-il réellement des ambitions tendant vers la décroissance ? À en croire le candidat de la gauche, il ne s’agit pas de décroissance, mais plutôt d’ « un enjeu de transition ». Pour Julien Bayou, il faut nécessairement aller vers un tourisme plus durable qui se traduirait par la mise en avant du ferroviaire et l’amélioration de « l’expérience utilisateur ». Le tourisme durable serait, toujours selon le candidat écologiste, une manière de se défaire du tourisme de masse et des nuisances qui en résultent. 

Rappelons aussi que J. Bayou souhaite la mise en place d’un « fond de confiance vert » de 500 millions d’euros. En plus de ce fond de confiance qui viendrait en aide aux hôteliers, J. Bayou souhaiterait mobiliser les assurances qui selon lui abandonneraient les PME.